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Interview : Stéphane GILBERT, président d’Aquassay répond à RésEAUnance

 

Stéphane GILBERT, président d’Aquassay répond à une interview de RésEAUnance, le journal d’information pour les adhérents d’Hydreos, qui regroupe trois questions concernant la gestion des fluide, l’importance de l’innovation et la contribution des activités d’Aquassay sur l’émergence de réponses aux enjeux.

 

Contact : Vincent Reynaud vincent.reynaud@aquassay.com 05.87.03.80.59

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I. La gestion des fluides, dont l’eau, est-elle dépendante d’une vision et d’une démarche globale de l’Usine du Futur ?

Tous les usages de l’eau (urbains, industriels et agricoles) ont été développés dans un contexte où l’eau était perçue comme inépuisable, inaltérable et quasiment gratuite, ce qui n’est évidemment pas le cas. Au niveau mondial, une transition hydrique est inéluctable comme désormais la transition énergétique.

Ceci n’impactera pas seulement les pays dits “en stress hydrique” mais bel et bien l’ensemble des pays. Le rapport du sénat français “Eau, urgence déclarée”, paru en mai dernier (cf.https://www.senat.fr/notice-rapport /2015/r15-616-notice.html) souligne ces nouveaux enjeux pour la France.

Or, les modes actuels de gestion de l’eau sont inadaptés à cette nouvelle situation et même parfois contre-productifs : ils cherchent à réduire les conséquences, sans se soucier des causes. En effet, ils privilégient les procédés de traitement en amont ou en aval des usages ne se soucient que très peu de la pertinence et de l’efficience de ces usages.

De même, l’eau considérée comme une simple utilité a été gérée séparément de la production, par des équipes différentes et dans des installations distantes. Ces organisations ne sont pas favorables à la performance industrielle et environnementale des usages de l’eau. Au regard de ces éléments l’Usine du Futur ne peut pas se limiter à l’intégration de nouvelles technologies, comme par exemple l’Internet des objets, la modélisation, la gestion de données en masse sur des serveurs distants, la robotisation ou encore l’impression additive, mais doit aussi se réorganiser. Il ne s’agit pas de faire “plus”, mais de faire “différemment”.

Les Usines du Futur sont à repenser et à réorganiser, en prenant en compte ces importantes évolutions du contexte environnemental et économique. Il faut construire les usines, développer les procédés et produire en raisonnant l’eau comme étant épuisable, altérable et coûteuse

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II. Les acteurs industriels de la filière de l’eau sont concernés par l’Usine du Futur autant pour leurs activités que pour celles de leur marché, en quoi l’innovation peut être une réponse fiable et opérationnelle ?

Nous résumons notre conception dans une formule simple : “le futur du traiteur d’eau sera de ne pas traiter l’eau”. Dorénavant, la gestion de l’eau consistera avant tout à agir sur les usages pour réduire les consommations et les pollutions, et faire en sorte que les pollutions que l’on n’aura pu éviter soient les plus faciles à traiter, techniquement et économiquement.

Il s’agira non seulement de maîtriser les techniques du traitement de l’eau mais aussi celles de la connaissance des flux et des usages de l’eau, c’est-à-dire maîtriser la métrologie et la gestion de données. L’observation fine des flux et usages pour identifier et quantifier les causes racines des consommations et des rejets et celle de la modélisation des événements et des systèmes permet d’identifier et hiérarchiser les actions d’amélioration possibles et de produire un diagnostic prédictif pour conduire une action préventive et optimiser la gestion des installations.

Aller vers un tel concept d’usine connectée est désormais accessible par la communication et la gestion de données en masse et en temps réel, tout comme la connexion des usines existantes, sans nécessairement remplacer les matériels en place. Les coûts d’investissement et de fonctionnement sont devenus très inférieurs aux gains attendus. C’est donc un chantier considérable qui s’ouvre aujourd’hui. Cet enjeu de performance industrielle est insuffisamment pris en compte car les coûts de l’eau sont considérés, à tort, faibles, comparés aux dépenses d’énergie. Le prix de l’eau n’est souvent perçu qu’au travers de ses coûts “directs et visibles” en tant que matière (ex. : €/m3 consommé ; taxes et redevances associées aux volumes et qualité des rejets).

Cette vision est très partielle. En tant qu’intrant et matières premières, en tant que fluide thermique et utilités, l’eau est au cœur de tous les procédés industriels. Une mauvaise gestion de l’eau peut impacter la productivité du site, la durabilité de ses installations, les coûts d’énergie… Ainsi les coûts induits par l’eau peuvent être in fine très supérieurs au prix “de l’eau”. Les acteurs industriels de la gestion de l’eau vont devoir étendre leur cœur de métier, faire évoluer leur modèle économique, en travaillant sur les gains de performances. Les innovations déjà disponibles permettent de réaliser cette transition.

 

 

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III. En quoi les activités d’Aquassay sont contributives à l’émergence de réponses pour ces enjeux ?

Après de nombreuses années d’expérience dans le secteur de l’eau, nous avons formalisé et appliqué le concept d’efficacité hydrique en industrie à partir de 2012, ce qui a conduit à la création d’Aquassay en 2015. Notre contribution à ces enjeux passe dans un premier temps par la démonstration de l’inadéquation grandissante entre d’une part les pratiques de gestion de l’eau mises en œuvre et d’autre part les contraintes à venir. Par nos actions, chez nos clients ou en participant à différents évènements, comme par exemple ceux proposés par HYDREOS, nous contribuons à faire évoluer le point de vue des industriels sur les enjeux de l’eau et sur leur regard sur ces nouveaux enjeux.

Par exemple, l’absolue nécessité de considérer l’eau d’un site dans son ensemble, comme un tout en mouvement et non pas comme des éléments indépendants. L’eau est un fluide en mouvement dont chaque usage interagit avec les autres et dont tous sont solidaires dans leur action et ne peuvent être isolés. La compréhension d’ensemble permet de relier causes et conséquences, et d’agir efficacement, tant pour identifier les causes racines que résoudre et anticiper les problèmes à la source.

Dans un second temps, nous avons développé les outils et les savoir-faire adaptés à cette stratégie d’efficacité hydrique. Celle-ci étant récente, les technologies disponibles qui répondaient aux besoins de l’ancien mode de gestion permettant de “scanner” une usine, n’étaient pas adaptées. Aussi Aquassay a développé ses propres méthodologies et technologies de suivi et d’exploitation des flux et usages de l’eau en temps réel : l’e-water efficiency. Celle-ci combine des boîtiers électroniques d’acquisition et transmission de la donnée, une architecture informatique de gestion des flux et de stockage des données, et des interfaces homme-machine personnalisées et évolutives, accessibles par Internet. Les informations sont accessibles en temps réel ou pour la requête et l’analyse de n’importe quel historique.

Nos clients sont principalement des grands groupes industriels que nous accompagnons dans cette transition sur des sites industriels majeurs. Nous avons entamé la signature d’accords-cadres pour les conduire à repenser la gestion de l’eau au niveau groupe. La performance de notre technologie, a intéressé des industriels qui ont choisi de l’intégrer à leur propre offre.

Notre premier accord commercial avec le groupe BWT (Best Water Technologie, leader européen des technologie de l’eau au point d’usage, 535 millions € CA, 3 300 collaborateurs) conduit ce groupe à doter ses installations (tour aéroréfrigérante, osmoseur, chaudière…) de la solution Aquassay. En sus de cette reconnaissance du marché, Aquassay est membre du club BPI excellence et a reçu plusieurs prix, dont le prix Cleantech Open France dans la catégorie “Eau” et le prix “coup de cœur du jury” d’IE-club, pour le partenariat signé avec BWT.

 

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