Une inévitable transition vers l’efficacité hydrique

Nous pensons que le monde de l’eau va être radicalement
modifié par la conjonction de deux mouvements de fond :

l’eau est épuisable et altérable

 

L’augmentation de la population et de l’activité économique crée des pressions sur la ressource en eau et les milieux naturels. Amplifiées par le dérèglement climatique, ces modifications quantitatives et qualitatives vont induire des contraintes et des aléas croissants sur les accès à l’eau et les autorisations de rejet des sites industriels.

Cette évolution de la relation à l’eau concerne tous les pays, y compris la France. (Les rapports MacKinsey et Sénat , AEAG)

L’eau, en qualité et quantité suffisante, ne sera plus forcément disponible tous les jours de l’année = toutes les activités humaines vont devoir s’adapter à ces nouvelles contraintes.

 

l’eau est très coûteuse

L’eau est à tort considérée comme peu coûteuse, car elle n’est généralement perçue qu’au travers de ses coûts directs les plus «visibles», c’est-à-dire ses coûts en tant que matière (ex. : €/m³ consommé ; taxes et redevances associées aux volumes et qualité des rejets).

Cette vision est très partielle. En effet, l’eau est au cœur de tous les procédés industriels : elle est quotidiennement utilisée pour laver, pour rincer, pour dissoudre, pour diluer, pour chauffer, pour cuire, pour refroidir, comme ingrédient, etc.

La performance des usages de l’eau impacte donc le fonctionnement global de l’usine et a donc un impact économique allant bien au-delà de son simple coût direct.

Ainsi, aux coûts immédiatement visibles doivent être ajoutés :

  1. d’autres coûts directs : tous ceux (CAPEX et OPEX) liés aux transports, aux traitements, aux stockages des eaux pour le process (osmosée, PPI, glacée, vapeur, …) et des eaux usées. Ceci comprend donc aussi les coûts énergétiques liés aux usages de l’eau (consommation électrique des pompes, aérateurs, etc.).
  2. Les coûts indirects : tous les surcouts liés notamment à l’impact sur la performance de l’usine des défauts de quantité ou de qualité de l’eau.

 

 

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